Dinogenics
Vous, je ne sais pas, mais moi, je kiffe les dinosaures. Et s’il y a bien un autre truc que je kiffe autant que ces grosses bêbêtes, ce sont les parcs d’attraction. Alors forcément, quoi de mieux qu’un poste de directeur dans un parc à dinosaures ? Un job tranquille au milieu d’animaux merveilleux, sur une île paradisiaque… Franchement, qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?
« J’ai dépensé sans compter ! »
Le principe de Dinogenics est plutôt simple : vous avez sept ans pour construire le plus beau - et le plus célèbre - parc à dinosaures du monde. Pour y parvenir, vous devrez recruter du personnel et l’envoyer aux quatre coins du globe afin de collecter de l’ADN, amasser de l’argent et bâtir votre petit îlot de rêve. Bien sûr, les gros lézards occuperont une place centrale dans votre parc, mais il sera tout aussi crucial de chouchouter vos visiteurs avec de belles chambres et de bons restaurants. Campagnes de pub, marketing agressif et espionnage industriel seront également de la partie pour ceux qui n’ont pas peur de se salir les mains.
Sur le plateau principal, vous glanerez cartes et bonus grâce à la désormais classique mécanique de pose d’ouvriers. De votre côté, sur votre plateau personnel, vos enclos et votre espace touristique prendront forme au fil de vos constructions. Miser sur un dinosaure emblématique, constituer un troupeau d’herbivores ou développer un complexe de loisirs de luxe : toutes les stratégies sont possibles ! Un conseil toutefois : vos visiteurs apprécieront quelques frissons… mais pas au point d’y laisser un bras. Alors ne négligez pas la sécurité !
« Vous avez créé des raptors ? »
Dinogenics, c’est clairement mon petit plaisir coupable. Aucune des mécaniques utilisées n’est foncièrement originale - pose d’ouvriers, récolte de cartes, plateau personnel - mais l’ensemble tourne parfaitement et se trouve sublimé par un thème qui me replonge instantanément en enfance. Le jeu transpire d’ailleurs l’amour pour une célèbre saga de dinosaures dont on ne doit pas prononcer le nom (faute de droits), et, soyons honnêtes, ce sera sans doute la principale raison qui vous donnera envie de craquer pour la boîte.
Côté matériel, difficile de ne pas sourire : jolis dino-meeples en bois, barrières, petits personnages… Dinogenics arrive avec un contenu à la hauteur (de diplodocus). Les tours s’enchaînent rapidement et il est vraiment agréable de voir son parc prendre forme sous ses yeux. Il y a un plaisir quasi enfantin à manipuler les différents éléments, en s’imaginant construire le lieu parfait.
Certes, le hasard peut parfois jouer de mauvais tours - ne pas réussir à compléter son pack d’ADN peut s’avérer frustrant - et il arrive qu’une fin de partie tourne un peu à sens unique lorsqu’un joueur prend trop d’avance. Mais le plaisir de la pose d’ouvriers et de la construction me fait toujours relativiser ces quelques menus défauts, un peu comme dans un certain Caverna.
Dinogenics, c'est un peu comme si papa Agricola et maman Jurassique avaient décidé de faire un bébé ensemble. Nulle doute que les fans du genre y trouveront leur compte, de même que ceux de la franchise au T-Rex. Une boîte qui pourrait paraître un peu sage, mais qui a su se faire une place dans mon cœur de joueur pour ses qualités évidentes.