Duel pour Cardia
Description courte
Comme de nombreux jeux de cartes à petit format, Duel pour Cardia applique la formule de Nolan Bushnell : "Easy to learn, Hard to master."
Et il le fait avec désinvolture en plus : Deux joueurs. Le même deck de 16 cartes. Chacun en pioche cinq, en choisit une et la joue face cachée. On révèle : La plus forte valeur remporte le duel. La plus faible active son pouvoir (et ça peut faire mal!).
Pas le temps de niaiser : On indique quelle carte a gagné le duel en posant un jeton dessus, on en pioche une nouvelle… Et c’est reparti ! Le premier à cumuler cinq sceaux gagne la manche. Le vainqueur est désigné au terme de la seconde.
C’est tout ? C’est tout !
Avis express
“Rajoutez +3 à une de vos cartes jouées précédemment”, “Votre adversaire défausse les deux premières cartes de son paquet”, “Ce duel est une égalité”... Tout le plaisir de Duel Pour Cardia réside dans ses effets de cartes qui peuvent rapidement devenir intéressants à rechercher pour influer sur le résultat des duels précédents ou réduire le deck de l’adversaire. Mais encore faut-il être sûr que ce dernier pose une carte de force supérieure pour que l’effet de la nôtre s’active ! Au risque évidemment qu’à force il remporte la manche…
Combos, guessing, effets rétroactifs… pas de doute, malgré ses règles simples, le jeu nécessite un certain nombre de parties pour être pleinement apprécié ! Mais une fois passé le cap de la découverte tâtonnante, j’ai beaucoup aimé la manière dont chaque pose de carte devenait un dilemme potentiel où la plus forte valeur n’était pas forcément synonyme de victoire. On se met très vite à expérimenter des combos et à essayer d'optimiser chaque effet au fil de tours de jeu fluides et assez addictifs.
Quel dommage, alors, que la direction artistique du jeu ne vienne pas sublimer son gameplay et soit à l’image de son titre très convenu et un peu fade ! Mais pour le reste il n’y a pas grand chose à reprocher à Duel pour Cardia. Le jeu anticipe même la lassitude des joueurs susceptibles d’en épuiser les possibilités tactiques en proposant un deuxième deck aux effets plus complexes, ainsi qu'une variante avec des cartes lieux à piocher en début de partie (et qui ajoutent des conditions de victoire immédiate). Désinvolte, on vous dit.
Bref, un sérieux concurrent à Mindbug, Bestioles en guerre et consorts !