Stephens
Description courte
Relancer l'industrie du verre dans un Portugal victime d'un tremblement de terre majeur une décennie plus tôt ? C'est votre défi dans Stephens, un jeu de développement et de gestion de ressources qui vous offre, de base, le choix entre deux actions. La première, c'est développer un nouvel Atelier, qui consiste à prendre une carte du marché, l'attacher à une usine valide, tout en assignant un ouvrier de son choix depuis son plateau individuel (ce qui débloque soit une capacité permanente, soit un multiplicateur de points final).
Le seconde, c'est prendre 1 cube de l'un des 4 fours de la section dédiée et déclencher l'action correspondante, à savoir Prendre un nouveau contrat, Financer un nouvel investissement (via la récupération de cartes sur son plateau personnel) ou Activer une usine (via le déclenchement des ouvriers recrutés au préalable).
À noter que dès que deux fours du plateau central sont vides, une étape d'approvisionnement est déclenchée, qui inclut notamment l'activation des cartes d'investissements personnelles faisant échouer de nouvelles ressources sur les emplacements communs de petites usines. Ce qui ajoute par la même de nouvelles actions possibles dès la deuxième manche. Mais surtout, c'est durant cette étape que le marqueur de l'armée napoléonienne progresse. Et qui déclenche la fin de partie s'il croise, à un moment donnée, le marqueur de scoring de l'un des joueurs venant à contresens sur la piste !
Avis express
Stephens souffle vraiment le chaud et le froid dans mon esprit torturé (oui je sais elle était facile celle-là). D'un côté, il propose pour moi une thématisation visuelle peu inspirante, une logique optimale de développement un peu trop flagrante en début de partie, tout en semblant donner au final trop d'importance à l'embauche d'ouvriers (qui permettent autant de développer son moteur de jeu que de gagner des brouettes de points en fin de partie). De l'autre côté, j'apprécie beaucoup sa simplicité logique (finalement que deux actions de base), la réelle impression de montée en puissance gratifiante qu'il engendre ... pour une richesse de choix plutôt enivrante, de la récupération des ressources (certaines sont très directes, d'autres doivent passer par l'activation des petites Usines), à la construction des "arbres" globaux d'ouvriers dans les usines.
Pour avouer au final que, dans un début d'année un peu morne au rayon expert, j'aurai davantage de facilité à rejouer à Stephens plutôt qu'à beaucoup d'autres. Mais seulement à 3 ou 4 joueurs, car ce n'est que dans ces combinaisons que le titre tire vraiment partie de son interaction forte entrainante et sa dynamique globale résolument "serrée", des décisions aux ressources disponibles en partie !